
Les noix du Québec à connaître
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Caryer ovale (Carya ovata) – Un trésor méconnu
Représentation artistique seulement
Au Québec, deux espèces de caryers poussent à l’état sauvage :
- Caryer cordiforme (Carya cordiformis), aux noix amères
- Caryer ovale (Carya ovata), aux noix douces dont la saveur rappelle la pacane, en plus raffiné
Le caryer ovale est un arbre majestueux pouvant atteindre 25 m de hauteur et vivre jusqu’à 200 ans. Son écorce, qui se détache en longues lamelles, et ses feuilles caractéristiques en font un arbre remarquable, rare dans le sud du Québec en raison de la perte d’habitat.
Ses noix sont très recherchées pour leur goût et leur valeur nutritive. En plus d’être un excellent choix pour un verger à noix, il est prisé pour son bois de grande qualité.
Noisetiers – Rapidité et rusticité
Représentation artistique seulement
Contrairement à d’autres arbres à noix, les noisetiers commencent à produire rapidement, parfois dès la 4e année.
On retrouve principalement :
- Noisetier à long bec (Corylus cornuta) – le plus commun
- Noisetier d’Amérique (Corylus americana) – plus rare, mais tout aussi délicieux
Les noisetiers hybrides offrent souvent de meilleurs rendements, une meilleure résistance aux maladies et une rusticité accrue. Leur production rapide en fait un bon choix pour les petits espaces ou pour diversifier un terrain.
Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia) – Les faines sucrées
Représentation artistique seulement
Présent dans les boisés matures, cet arbre produit de petites noix comestibles appelées faines. Leur goût délicat est apprécié, autant par la faune (notamment les ours) que par les amateurs de produits forestiers. Il faut toutefois faire preuve de patience : un hêtre peut prendre plusieurs décennies avant de fructifier.
Pin de Corée (Pinus koraiensis) – Les pignons du Nord
Représentation artistique seulement
Parmi la douzaine d’espèces de pins donnant des pignons comestibles, le pin de Corée est l’un des plus adaptés à notre climat. Ses graines, riches et savoureuses, sont idéales pour le pesto, les salades et de nombreuses recettes. La première récolte se fait toutefois attendre : plusieurs années sont nécessaires avant la production.
Châtaignier d’Amérique (Castanea dentata) – Une renaissance
Représentation artistique seulement
Autrefois commun dans le sud de l’Ontario et le nord-est des États-Unis, il a été décimé au 20e siècle par la brûlure orientale. Aujourd’hui, des hybrides résistants sont disponibles en pépinière. Leurs fruits, plus petits que les châtaignes européennes, offrent une saveur plus prononcée et sucrée.
Ginkgo biloba – La noix oubliée
Représentation artistique seulement
Arbre ornemental courant en milieu urbain, le ginkgo biloba est dioïque : seuls les arbres femelles produisent des noix comestibles. Ces dernières sont recherchées en Asie, mais la pulpe qui les entoure dégage une odeur désagréable, ce qui explique pourquoi on plante surtout des arbres mâles ici.
Pour les passionnés, il est possible de greffer des branches femelles sur des arbres mâles afin de profiter de cette ressource rare.
Un patrimoine à préserver
Que ce soit pour la production alimentaire, l’ornement ou la conservation, les arbres à noix du Québec méritent d’être mieux connus.
Ils offrent :
- Une diversité alimentaire locale
- Des habitats pour la faune
- Un patrimoine végétal à protéger et à transmettre
En plantant et en entretenant ces espèces, on contribue à enrichir nos paysages et à diversifier nos récoltes… tout en profitant, un jour, de délicieuses noix cultivées ici même.
📢 Rejoignez le groupe des arbres à noix du Québec et apprenez en plus sur toutes ces bonnes noix que vous pourrez un jour déguster derrière chez vous.